Corinne Denuet et Pierre Sastre interviewer par le mensuel baulois La Baule +

Atlantia dans la presse

Lundi 15 février 2016

Des perspectives très positives pour le palais des congrès Atlantia


« Les perspectives pour 2016 sont excellentes. Les deux objectifs sont largement tenus : dynamiser l’offre culturelle pour les habitants de la presqu’île et renforcer l’attractivité économique et touristique de La Baule. Sur le premier point, La Baule est maintenant référencée comme lieu d’accueil des tournées nationales, deux à quatre spectacles sont proposés chaque mois en période estivale et les tarifs ont été revus à la baisse. Pour toutes les manifestations, le nombre de spectateurs est en très forte hausse : 12 410 en 2012, 8 1136 en 2014 (l’année de la réouverture) et 20 431 en 2015. Pour les congrès, là aussi, le succès est présent avec 180 jours d’exploitation en 2015, soit 49% de taux d’occupation, alors que le référentiel national est de 37%.

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De la même manière, on développe l’événementiel pour conforter notre destination. Nous avons pris en charge le Festival du film d’entreprise, c’est important puisque 400 décideurs vont venir, et nous avons aussi lancé le Festival du cinéma et musique de film de La Baule. Ce ne sont pas des congrès, mais la visibilité de ces deux manifestations permet de conforter notre destination congrès.

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Kernews : Quelles sont les tendances du marché en matière de congrès et d’événements d’entreprise ?

Corinne Denuet : Dans notre secteur d’activité, il y a deux types d’événements. Les congrès professionnels et les congrès scientifiques sont les moins impactés par les réductions budgétaires, parce que ce sont des organisations qui fédèrent des membres qui attendent une fois par an de se réunir dans un lieu qui leur donnera l’occasion d’échanger entre eux et de faire des affaires, tout en découvrant des nouveaux usages, avec des grands orateurs qui viendront mettre en lumière des nouvelles pratiques. Sur ce type de manifestations, l’innovation dans les nouvelles technologies est très importante et pour une destination qui ne bénéficierait pas de produits high-tech, avec du haut débit et un service technique intégré, ce serait beaucoup plus compliqué. Après, il y a un deuxième secteur qui est plutôt en baisse, de l’ordre de 5% : ce sont les conventions d’entreprise. Les entreprises font très attention à leurs dépenses, parce que l’organisation d’un événement consiste à se rendre visible et, non seulement il faut mettre du contenu, mais il faut être capable de faire dans la simplicité pour être dans une logique d’économie. 

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Votre univers de concurrence était auparavant Deauville, Biarritz ou Marrakech… Aujourd’hui, c’est tellement large que ce sont aussi les MOOC (vidéos d’apprentissage en ligne) ou même Skype…

Ce n’est pas une concurrence. On a cru que le dispositif Internet et toutes ces opérations de diffusion d’images pouvaient se substituer aux rassemblements. Mais l’être humain est fait de rencontres, il s’enrichit à travers des rencontres et, au contraire, les événements capitalisent sur ces contenus. Aujourd’hui, plusieurs corporations se réunissent autour de contenus planétaires. C’est le regard qui s’établit entre les partenaires et les usagers qui fait que les gens ont envie de se revoir pour travailler ensemble. Il y a une chose qui préside dans le choix du développement économique, c’est la confiance,. Et la confiance, cela se tisse dans la rencontre. Voilà pourquoi on ne parle plus de tourisme d’affaires, mais de rencontres professionnelles. Le participant ne choisit pas sa date, donc il n’est pas dans un séjour d’agrément, mais il profite d’activités touristiques pour prolonger son séjour. Aujourd’hui, nous offrons la possibilité aux participants de revenir profiter à titre privé de la station dans de meilleures conditions et ils bénéficient de conditions d’hébergement plus favorables. »